Certains diront que le bonheur se transmet, qu'il déteint comme la petite robe rouge toute neuve que tu laves systématiquement avec ton pull blanc préféré. Bref. Où en étais-je? Ah oui. Le bonheur. C'est une idée étrange, un concept subjectif difficile à définir. Tu me diras, si chacun s'y retrouve à quoi bon y réfléchir? Mais c'est bien là que le bât blesse. On voit souvent le bonheur des autres, mais on ne parvient pas à trouver le sien. Et ce bonheur rend envieux. Toi ausi tu voudrais un homme qui t'aime et avec qui tu vas construire une maison. Une vie. Un mariage. Des enfants. Tu voudrais bien un boulot aussi, et réussir ce que tu entreprends. Et puis, y'a ces bouts de gras un peu partout sur ton corps que tu aimerais bien faire disparaître. Comme elle, comme lui, comme eux. Et oui, le bonheur fait des envieux. S'il se transmet? Ce qui est certain, c'est que lorsqu'on déjeune au resto avec quelqu'un qui tire une tête de trois pieds de longs... on finit par faire la même tête que lui. Mais dans l'autre sens... Parfois oui, ça fonctionne. La bonne humeur de l'autre rayonne tellement que tu finis par sourire, et rire même. Et d'autres fois, ç'en est agaçant ce bonheur, cette joie... que toi t'as pas. C'est bien ce que je disais, le bonheur fait des envieux. M'enfin le bonheur, ça se trouve pas dans les kinder surprise. Faut se creuser la vie un peu. Parce que s'il rend envieux, c'est qu'on ne le voit que chez les autres. Mais pour ces autres, ben nous aussi on est... un autre. Et donc il y en a qui sont envieux de ton bonheur également. Ah. Ben j'ai jamais dit que ce serait simple, hein?

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